La ferme de Grosyeux

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C'était une seigneurie de Haute, Moyenne et Basse justice, fief mouvant du roi de France, appartenait au XIIIè siècle aux Comtes de SALM.

  • En 1322 il appartenait aux HEU,
  • En 1404 il appartenait aux PAILLAT
  • En 1500 il appartenait aux BAUDOCHE
  • En 1594 il appartenait aux DE GOZ
  • En 1667 il appartenait aux MARSAL (HAEFFLI).

Et ainsi de suite par cession ou héritage jusqu'au dernier tenant avant la Révolution qui était le Marquis de RAIGECOURT mort en 1785 dont l'épouse et les enfants furent considérés comme émigrés et leurs biens confisqués.

A noter qu'un RAIGECOURT fut mêlé à la malheureuse équipée de VARENNES avec le marquis de BOUILLE qui n'ayant pu trouver LOUIS XVI en fuite pour les protéger, s'en retourna à METY avec les conséquences que l'on sait.

Si cette ferme Château présentait encore belle apparence en 1939, il n'en fut plus de même après la guerre. Ravagée en partie par les bombardements de 1944 il reste outre le corps de ferme en bon état, les autre tours d'angle dont l'une possède encore cette orbite et cet oeil mobile en pierre percée d'une ouverture par laquelle en rotation sur ses appuis on "arquebusait" l'assaillant à tout angle. Une petite chapelle dans laquelle des offices exceptionnels se tenaient (mariage d'une fille RAIGECOURT avec DE MITRW en 1785) est intacte de même que des balustrades en pierre du XVIIè siècle.

La ferme de Prayelle

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Une chaussée bordée d'arbres conduit à partir de la route de Cheminot à cette ferme qui s'appelait PRAIEZ ou PRAELZ. Cette chaussée existe depuis des siècles.

Le plus ancien titre de propriété remonte à 1284 par lequel THIEBAULT de MOYELAN, maître échevin de METZ en acquiert le bien ou tout au moins une partie (HAEFFLI).

En 1432 succède les LOUVE.
En 1600 les ORTHE.
En 1665 les DAMPIERRE.
En 1681 les JACOBEE.

Et ainsi de suite jusqu'à URSULE-LOUISE DE BOUCHEPORNE dont le mari était préfet du palais de sa majesté le roi de WESTPHALIE à la révolution.

Le chateau SIMON

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Construit au début du 19ème siècle par la famille SIMON, de Metz, sur les terres achetées dans le village d'Augny, le château "SIMON", situé en face de la mairie, était la résidence secondaire de cette famille qui venait y passer les mois d'été.

Henry Christophe SIMON, banquier à Metz, passionné par la sylviculture, avait fait planter dans le parc de sa propriété, des essences d'arbres rares. Gabriel SIMON, pépiniériste à Metz l'avait conseillé dans le choix et le soin de ces espèces.

Lors de l'annexion à l'Allemagne, en 1871, les membres de la famille SIMON, héritiers d'Henry, quittèrent la région pour se rendre à Paris. La demeure fut vendue plusieurs fois.

Les domaines cédèrent le château et le parc à un négociant en bois de Nancy qui coupa sans hésiter des arbres centenaires dont un arbre à ébène. Une clause incluse dans le contrat de vente prévoyait qu'aucun arbre au tronc de plus de 80cm de circonférence ne devait être abbatu, mais profitant de la nuit, un véritable massacre s'opéra dans le parc

Le collège MAZENOD

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En 1922, les missionnaires Oblats firent l'acquisition du château MAZENOD et de ce qui restait du magnifique parc  pour y installer leur école missionnaire, ajoutant une aile comprenant dortoirs et salles de classe. Les 30 premiers élèves firent leur rentrée le 4 octobre 1923. La ferme gérée par des frères de la congrégation, permettait de nourrir les Oblats et leurs premiers élèves.

Le bâtiment s'agrandit encore pour pouvoir accueillir des élèves de plus en plus nombreux, venant de tous les horizons. A la veille la Seconde Guerre Mondiale, l'école recevait des élèves à partir de la 4ème.

Comme le village d'Augny, l'école des Pères Oblats a subi d'importantes destructions lors de ce terrible conflit. Au lendemain de la guerre, il a fallu réparer les dommages (création d'une nouvelle ferme, d'une chapelle de style néo-roman...)

L'école des Pères Oblats qui connaissait une baisse de ses effectifs a été vendue au début du 21ème siècle à la municipalité. Le château SIMON va connaître une troisième vie, la commune d'Augny le transformera en lieu de vie pour personnes handicapées, espace pour les servces sociaux du département et salles de loisirs pour les associations.

L'ancienne base aérienne 128 - Le Plateau Frescaty

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Un champ de tir et des terrains d'exercices militaires ont été créés par l'armée française sur la colline Saint Blaise, dans les bois d'Orly et sur les terres de Frescaty, dès la Révolution. Le site de Frescaty a été utilisé, à partir de 1871 par les autorités allemandes qui décidèrent d'implanter une piste d'envol et d'atterrissage pour les premiers Zeppelins sur le plateau d'Augny plus spacieux que le terrain Chambière. La construction d'un hangar immense destiné à garer les dirigeables débuta dans les premières années du 20ème siècle. Ces installations firent la fierté des autorités allemandes et attirèrent les foules de curieux venus des villes et villages voisins voir les premiers engins survoler Augny. Les ballons, cibles trop faciles pour l'artillerie, furent délaissés pendant la Guerre 1914/18 au profit des aéroplanes.

La base aérienne 128 et les installations civiles annexes sont pour une grande partie installées sur le ban communal, de même que le champ de tir d'Orly et les sommets du Mont St Blaise appartenant à l'armée de terre. Cette occupation militaire de 650 ha, dont il n'y a pas lieu de se plaindre, a fait que nombre de son personnel s'est installé dans le village que la proximité du lieu de travail arrange. D'autres fonctionnaires ou agents des services publics employés, ouvriers, ont fait construire à Augny. En fait, il y a diversification des professions et une sorte d'amalgame propre aux agglomérations proches d'une grande ville.

La base aérienne 128 ferma ses portes en 2012.