Histoire de la commune

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L'occupation romaine n'a guère changé les structures existantes de l'époque gauloise au temps où les messins s'appelaient les Médiomatriques.

La conquête du pays par ROME a eu pour conséquence ultérieure une meilleure organisation de ce qui existait déjà par l'introduction de la méthode dans la construction d'ouvrages, dans la classification des trres, dans l'arpentage et le système des mesures et dans bien d'autres cas autour et dans DIVODURUM l'oppidum messin.

Aux grandes familles gauloises possédantes de la cité dont les biens s'étendaient largement hors de la ville ont succédé progressivement, sans heurts, par le jeu de l'assimilation du conquérant aux autochtones, d'autres familles dites gallo-romaines.

Plus tard, tant au bas qu'au haut Moyen-Age et à toutes les étapes du pouvoir Royal jusqu'à la révolution de 1789, il en a toujours été de même.

Aussi l'histoire d'Augny comme nombre de communes environnantes est elle liée de tous temps à celle des grandes familles messines.

Sur l'histoire de l'origine des noms de lieux que l'on désigne sous le nom de TOPONYMIE où se penchent depuis plus d'un siècle des historiens de la linguistique à l'effet de découvrir le secret de leurs appellations progressives et notamment leur point de départ, il apparaît que les opinions divergent.

Ainsi selon certains et pour AUGNY il y faut voir dans la terminaison Y du nom, le suffixe latin ACUS, ACUM lequel signifie "appartenant à". D'où la conclusion que le lieu délimité par une exploitation désignait le propriétaire, lequel pouvait s'appeler AUNIUS ou AVINUS de la famille des AUNIA OU AVINA et l'appellation du lieu en AUVINACUM à l'époque gallo-romaine; devenu AVIGNACO en 857, VILLA QUNIACO en 1020, AULGNY en 1544, AUGNEGNY à l'époque suivante puis à partir du début du XVIII è siècle AUGNY jusqu'à nos jours.

Même si d'autres sont d'accord sur ces désignations successives il y voient dans l'origine du nom le fait que dans les territoires conquis, Rome installait une cohorte de soldats de 500 hommes, formée de 16 garnisons d'environ 30 fantassins lesquels étaient répartis dans des secteurs de surveillance pour protéger des ouvrages, la poste, un point d'eau, etc.… et pour ce qui nous concerne l'AQUAE-DUCTUS (aqueduc) introduirait dans le nom d'origine AQUACIUM devenu AWENING (la cohorte pouvait être composée de germains) puis AUGNENY. Ainsi la proximité de l'aqueduc romain serait-elle "La Source" du nom.

Quoiqu'il en soit une propriété gallo-romaine (villa) pouvait couvrir déjà 2000 à 6000 ha. L'habitat des clients (ouvriers) pouvait être concentré autour de la maison du maître. En d'autres cas les habitations de ces mêmes clients pouvaient être groupées très à l'écart de celle du maître.

Dans les deux cas de figures on peut y voir, car ce n'est pas toujours vrai, l'origine du village ou de la ville. Plus tard, l'insécurité et consécutivement l'autodéfense, ont constitué les remparts et fossés d'une ville ou d'un village autour du Château Fort. Certaines de ces agglomérations ont obtenu leur franchise et se géraient elles-mêmes.

Elles ne dépendaient du seigneur du lieu. Il s'agissait des grandes agglomérations. Mais la plupart des villages restaient soumis aux lois héritées du moyen-âge, à des degrés différents sans doute jusqu'en 1789, date de la révolution française.

La population d'Augny

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La population d'AUGNY ne dépendait plus exclusivement d'un seul seigneur. Le territoire dépendait en fait de plusieurs familles bourgeoises devenues aristocratiques et nanties de titre et de blasons ou d'une communauté religieuse "L'ABBAYE DE ST SYMPHORIEN".

Il y avait six seigneuries de Haute, Moyenne et Basse Justice: Châtel St Blaise, Grozyeux, Henault, Orly, Ban de Haître et Ban de la Centaine (Haeffli).

Le Châtel St Blaise hissé au sommet du Mont St Blaise dominait la vallée de la Moselle en surveillance des alentours. Il abritait à son pourtour une petite agglomération de vignerons d'une cinquantaine de personnes jusqu'en 1800. Construit au XII è siècle pour prévenir et défendre la population des incursions ennemies, il eut une existence tourmentée qui s'acheva définitivement à la fin du XIXè siècle lorsque les Allemands y construisirent à sa place des fortins qui subsistent encore aujourd'hui.

Sachant que les guerres lointaines ou récentes n'ont guère ménagé la contrée il ne reste à présent pour essayer de retrouver quelques traces du passé que les fermes château de Grosyeux, d'Augny et de Prayel. Celle d'Orly existant toujours mais à ce point défigurée qu'il n'est guère envisageable d'y trouver chose intéressante. Elle appartenait à l'abbaye de St Symphorien.

Les déclarations de mariage, de naissance ou de décès révèlent les activités des différents intervenants.

Le plus souvent on se déclare vigneron, quelquefois laboureur, plus fréquemment manouvrier, berger ou valet. Il est vrai qu'à la fin du XIXè siècle il y avait encore 66 ha de vignes quand en 1969 on en comptait plus que 3. Or à l'époque dont il est question il est fort possible que cette surface ait été plus considérable car le vin était parait-il le meilleur de la région avec celui de Plappeville.

Il y avait une sorte de hiérarchie des valeurs au XVIIIè siècle sans doute de tradition lointaine que classait en tête le laboureur et par ordre décroissant le vigneron, le berger, le valet et enfin la servante. A ces activités campagnardes figuraient dans une classe privilégiée tous ces hommes de métier qu'étaient les artisans tels que les charrons, les forgerons et maréchaux ferrants, les menuisiers, les maçons, les cordonniers, les tisserands, les tailleurs ainsi que les commerçants dont plusieurs de confession israélite, tenaient boutique de boucher quand ils n'étaient pas maquignons. (Un cimetière israélite témoigne de ce passé à AUGNY.°

Les marchands ambulants venaient ajouter certains jours à la tentation et le colporteur transporteur de journaux, libelles et nouvelles faisait affaire dans cet AUGNY du XVIII è déjà peuplé de 800 habitants ce qui en faisait un gros bourg de loin plus important que Montigny.